
La cinquième étape commence en quittant les rues de Coimbra pour prendre vers l’est une large avenue qui laisse bientôt derrière elle le trafic intense de la ville. Durant les premiers kilomètres, l’environnement urbain nous accompagne encore, nous permettant d’admirer quelques-uns des monuments les plus emblématiques de l’ancienne capitale du Portugal, parmi lesquels l’imposant aqueduc de São Sebastião, l’une des constructions les plus remarquables de Coimbra.
Peu à peu, les immeubles restent derrière nous et la route commence à onduler en suivant le relief de la vallée du Mondego. L’ambiance change complètement. Les grandes avenues cèdent la place à une route nationale au bon revêtement, qui épouse en douceur les pentes couvertes d’eucalyptus et de pins. Si le matin se lève humide, comme ce fut le cas lors de notre vérification, une légère brume enveloppe le paysage et apporte une atmosphère très particulière au début de la journée.
Les virages commencent à s’enchaîner naturellement tandis que la route prend progressivement de l’altitude. Le trafic diminue rapidement et la conduite devient bien plus agréable, annonçant le caractère montagneux qui marquera une bonne partie de cette étape.
Au cours du parcours, nous traversons de petits villages où le rythme de vie semble bien plus paisible. Les maisons dispersées, les petits murets de pierre et la végétation qui déborde sur les bas-côtés annoncent que nous pénétrons dans le Portugal le plus rural.
Le tronçon se termine à un rond-point où nous prendrons la première sortie pour rejoindre la très connue N2 portugaise.

À peine avons-nous quitté le tronçon précédent que nous continuons sur la N2, l’une des routes les plus emblématiques du Portugal, qui commence ici à afficher un caractère bien plus montagneux. Le revêtement est en excellent état et la route enchaîne de larges courbes bien dessinées qui permettent de savourer la conduite sans se presser, toujours entourés par une dense forêt d’eucalyptus et de pins.
La légère brume qui recouvre encore les pentes lors de notre vérification donne à l’itinéraire une atmosphère très particulière. Par moments, les arbres disparaissent partiellement dans le voile de brume, créant une scène presque magique qui invite à lever le pied et à profiter du paysage. Un peu plus loin, au fil de la progression, le soleil commence à percer et la visibilité s’améliore, laissant apparaître le vert intense des montagnes.
Le tracé alterne de douces montées et descentes avec des virages de rayon moyen qui épousent fidèlement le relief de la sierra. Nous trouvons à peine du trafic et la sensation d’isolement augmente à mesure que nous nous éloignons de Coimbra. C’est l’un de ces tronçons où la route semble avoir été conçue en pensant au motard.
Dans les derniers kilomètres apparaissent de petites habitations dispersées et quelque exploitation forestière, signe que nous approchons d’un nouveau village. La route perd légèrement son caractère montagneux et s’adoucit avant d’atteindre la fin du tronçon.
Le tronçon se termine par un STOP au kilomètre 33,5 de l’itinéraire, où nous devrons tourner à gauche pour nous engager sur la M522..

Nous nous engageons sur la M522 pour aborder l’un de ces tronçons qui donnent particulièrement envie de rouler à moto. La route conserve une largeur correcte et un revêtement impeccable tandis qu’elle ondule entre des forêts d’eucalyptus et de pins, enchaînant des virages constants qui épousent le relief de la sierra. Le trafic reste quasiment inexistant, ce qui permet de garder un rythme très agréable.
Durant les premiers kilomètres, nous traversons de petits hameaux comme Urgueanheira et Salgueiral, où quelques maisons apparaissent éparpillées au milieu de la végétation avant que la forêt ne nous enveloppe à nouveau. Le paysage alterne clairières, douces collines et zones d’ombre qui rendent le parcours encore plus ludique.
La route continue de dessiner un tracé très sinueux, avec des changements de direction continus et de légers dénivelés qui font de ce tronçon l’un des plus plaisants de la journée. À mesure que nous avançons, le soleil finit par dissiper définitivement le brouillard du petit matin, éclairant le vert intense de la forêt et améliorant la visibilité.
Peu avant d’arriver à Pombeiro da Beira, plusieurs virages très serrés obligent à réduire la vitesse. Si nous levons les yeux entre deux courbes, nous pourrons contempler les pentes couvertes de forêt qui entourent toute la vallée, l’un des paysages les plus caractéristiques de cette partie du centre du Portugal.
Les derniers mètres nous mènent aux abords de Pombeiro da Beira. Ici, il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes pour admirer la Igreja Matriz de Pombeiro da Beira, le principal monument religieux de la localité, et flâner dans ses rues tranquilles, qui conservent l’atmosphère sereine des villages de l’intérieur du Portugal.
Sans nous en rendre compte, nous nous engageons sur la M523 pour continuer à profiter des routes de cette sierra portugaise.

Nous poursuivons par la M523, une route étroite et très agréable qui semble avoir été conçue pour le plaisir de conduire. Le revêtement est en parfait état et les virages s’enchaînent les uns après les autres tandis que nous avançons entre des forêts d’eucalyptus et de pins, ainsi que de petites touches de végétation autochtone qui recouvrent les versants de ce coin du centre du Portugal.
L’itinéraire traverse de minuscules villages comme Aveia et Vale Diogo, où seules quelques maisons en pierre aux toits rougeâtres viennent rompre la tranquillité du paysage. Ce sont des lieux où le temps semble s’écouler à un autre rythme, entourés de montagnes et d’un environnement résolument rural.
La route continue d’alterner de douces montées et descentes, enchaînant des courbes de rayon moyen avec d’autres un peu plus serrées, toujours avec très peu de trafic. À certains endroits, la forêt s’ouvre et permet d’admirer de belles panoramiques sur les vallées qui nous entourent, tandis que les montagnes annoncent que nous continuons à nous enfoncer dans l’une des zones les plus séduisantes du Portugal pour profiter de la moto.
À mesure que nous approchons d’Arganil, la route gagne un peu en largeur et les premières habitations dispersées commencent à apparaître avant la descente vers la localité.
Arganil est l’une des localités les plus importantes de la Serra do Açor et un excellent endroit pour faire une halte. Son agréable centre historique invite à flâner dans des rues tranquilles où se distinguent l’Igreja Matriz, la Capela do Senhor da Agonia et plusieurs maisons de maître. Il est également très recommandé de descendre vers les berges de la rivière Alva ou de profiter de l’ambiance de ses terrasses avant de reprendre la route.
Ce tronçon se termine à l’arrivée à Arganil, où nous continuerons tout droit pour rester sur la M523 en direction du tronçon suivant.

Nous quittons Arganil pour prendre la N342 en direction de Góis. La route commence par une douce descente entre les dernières maisons de la localité avant de s’enfoncer à nouveau dans un paysage dominé par des montagnes couvertes d’eucalyptus et de pins. L’asphalte est excellent et le tracé, plein de virages enchaînés, transforme chaque kilomètre en un vrai plaisir pour tout motard.
Dès que l’on quitte Arganil, il faut rappeler que cette ville est la porte d’entrée de la Serra do Açor et un magnifique endroit où s’arrêter. En plus de son agréable centre historique, on remarquera la Igreja Matriz de Arganil, la Capela do Senhor da Agonia et les proches Plages fluviales de la rivière Alva, l’une des grandes attractions naturelles de la région pendant les mois les plus chauds.
La N342 continue de serpenter sur le flanc de la montagne, alternant de petites lignes droites avec des courbes de rayon moyen et quelques épingles qui exigent de tracer avec précision. La route supporte à peine le trafic et permet de profiter pleinement du paysage, tandis que la vallée s’ouvre à plusieurs endroits en offrant de belles vues panoramiques sur la Serra do Açor, l’une des zones montagneuses les plus spectaculaires du centre du Portugal.
Tout au long du parcours, nous traversons de petits noyaux comme Vale do Corvo, Sequeiros et Ponte de Sótão, des hameaux paisibles où la vie rurale continue de donner le rythme du quotidien. Les maisons traditionnelles, les petits potagers et les forêts qui pratiquement enlacent la route transmettent l’essence la plus authentique de cette région.
Les derniers kilomètres suivent en parallèle la rivière Ceira avant d’arriver à Góis, l’une des localités les plus charmantes de toute l’étape. Cela vaut la peine de se promener dans son centre historique soigné, de traverser le Pont médiéval de Góis, de se détendre sur la Plage fluviale de Góis ou de visiter la Casa da Cultura de Góis, où une partie de l’histoire et des traditions de la ville est présentée. Ce n’est pas un hasard si Góis est une véritable référence en matière de tourisme de nature et l’une des destinations préférées des motards qui parcourent les montagnes du centre du Portugal.

Nous quittons Góis par la M543 pour nous engager sur l’un des tronçons les plus longs et les plus spectaculaires de cette étape. La route commence en accompagnant la vallée dans un tracé très fluide, enchaînant des virages de tous les rayons sur un asphalte en excellent état qui invite à savourer la conduite. Le trafic est pratiquement inexistant et le seul bruit qui rompt le silence est celui du moteur résonnant entre les versants couverts de forêt.
Pendant les premiers kilomètres, nous traversons de petits hameaux comme Cortecega, Cabrieira, Soalhinha ou Aigra, où apparaissent quelques maisons dispersées, parfaitement intégrées dans le paysage montagnard. La route ne perd jamais son caractère sinueux, alternant de courtes lignes droites avec de constants changements de direction tandis que la vallée se resserre peu à peu autour de nous.
Peu à peu, l’itinéraire commence à prendre de l’altitude en suivant le cours de la rivière Ceira, qui apparaît et disparaît au milieu de la végétation. À plusieurs endroits, nous profiterons de magnifiques panoramas sur la vallée, avec les montagnes couvertes de pins et d’eucalyptus s’étirant jusqu’à l’horizon. C’est l’une de ces routes capables de maintenir l’attention du motard à chaque mètre, combinant des virages techniques avec un paysage qui invite à s’arrêter encore et encore pour l’admirer.
En traversant le petit village de Fajão, il vaut la peine de s’attarder sur son ensemble traditionnel soigné. Tout près se trouve l’Aldeia do Xisto de Fajão, l’un des villages historiques de schiste les mieux préservés de la région, où l’architecture traditionnelle se fond dans le cadre naturel spectaculaire de la Serra do Açor.
À partir d’ici, la route continue à grimper entre des versants couverts de végétation. Les virages se succèdent sans interruption, parfaitement enchaînés et offrant une excellente visibilité, ce qui propose l’un des parcours les plus gratifiants pour tout amateur de conduite. À mesure que nous gagnons en altitude, les belvédères naturels permettent de profiter d’une perspective de plus en plus vaste sur les profondes vallées que nous venons de parcourir.
Dans les derniers kilomètres, le paysage s’ouvre enfin et la montagne dévoile toute sa grandeur. Les vues s’étendent sur des dizaines de kilomètres sur les massifs du centre du Portugal, faisant de cette fin de tronçon l’une des plus spectaculaires de toute l’étape. Au dernier croisement, il faudra tourner à gauche pour rejoindre la M508.

La M508 continue de nous offrir l’un des parcours les plus mémorables de toute A Rota 18. Sur ce tronçon, la route serpente à flanc de montagne, enchaînant de larges courbes parfaitement relevées, avec un bitume impeccable et une circulation pratiquement inexistante. Chaque virage dévoile un nouvel horizon, transformant la conduite en une expérience aussi grisante que contemplative.
Nous atteignons bientôt la zone de Panorâmica do Cume, l’un des grands balcons naturels de la Serra do Açor. Il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes pour profiter d’une vue impressionnante sur l’interminable mer de montagnes qui caractérise le centre du Portugal. Par temps clair, la visibilité s’étend sur des dizaines de kilomètres et permet de prendre la mesure du territoire que nous parcourons.
La route continue de monter et de descendre doucement le long de la ligne de partage des eaux, alternant zones ouvertes et petits bois de pins et de broussailles de montagne. Le paysage change sans cesse et, lorsque le vent souffle depuis les pentes, il apporte avec lui le parfum du ciste, de la bruyère et de la végétation de montagne chauffée par le soleil.
Sur notre gauche s’étend la Mata da Maragaça, l’une des formations forestières indigènes les mieux conservées du Portugal et un véritable refuge de biodiversité. Cette forêt centenaire constitue l’un des espaces naturels les plus précieux de la Serra do Açor et confère au parcours un caractère encore plus sauvage.
Au fil des derniers kilomètres, nous continuons de profiter d’un tracé panoramique exceptionnel, où les virages enchaînés permettent de garder un rythme très fluide tandis que les vues sur les vallées se succèdent les unes aux autres. La sensation de rouler suspendus au-dessus des montagnes fait de ce tronçon l’un de ces lieux qui restent longtemps gravés dans la mémoire du voyageur.
Le tronçon se termine à un croisement en T, où nous devrons tourner à droite pour nous engager sur la N344.

La N344 continue d’offrir l’une des routes les plus spectaculaires de toute la Serra de Açor. L’asphalte reste en parfait état et les enchaînements de virages dessinent un itinéraire qui semble conçu pour le plaisir de tout motard. D’un côté se succèdent les pentes couvertes de broussailles et de végétation basse ; de l’autre, de profondes vallées s’ouvrent sous nos pieds, offrant des panoramas d’une immense beauté.
Le tracé alterne de douces descentes avec de longues courbes à grand rayon qui permettent de profiter du paysage sans perdre le rythme de conduite. Les vues sur les montagnes du centre du Portugal sont constantes, avec un relief toujours plus accidenté et sauvage qui transmet une agréable sensation d’isolement.
Peu après, nous entamons une forte descente vers Castanheira de Pera, une localité très connue pour abriter la Praia Fluvial das Rocas, l’une des plages fluviales artificielles les plus célèbres du Portugal. Même si notre itinéraire n’entre pas dans le centre-ville, il est intéressant de savoir qu’elle se trouve à quelques minutes seulement de la route et constitue un excellent endroit pour faire une halte pendant les mois d’été.
Les virages continuent de nous accompagner tandis que nous perdons de l’altitude et que la vallée se referme peu à peu. Le paysage alterne pentes couvertes de végétation, petits terrasses agricoles et maisons dispersées qui annoncent la proximité de la localité. L’air reste pur et frais, avec ce parfum caractéristique de la montagne qui accompagne toute cette zone serrana.
Au cours des derniers kilomètres, la route continue de descendre résolument vers la vallée, offrant quelques-uns des plus beaux panoramas du tronçon sur Castanheira de Pera et les montagnes qui l’entourent. Le revêtement reste excellent et la circulation très faible, ce qui permet de profiter pleinement de chaque virage.
Arrivés au kilomètre 114 de l’étape , nous changeons de route sans nous en rendre compte, en continuant par la M1401.

Dès que nous quittons la N344, nous rejoignons la M1401 pour continuer à descendre par l’étroite vallée de la rivière Ceira. La route conserve un revêtement excellent et un tracé très plaisant, enchaînant des courbes de rayon moyen avec d’autres plus serrées qui nous obligent à les relier l’une à l’autre tandis que la montagne nous enveloppe complètement.
Le paysage reste dominé par des versants couverts de broussailles et de végétation méditerranéenne, ponctués d’affleurements rocheux et de petites terrasses naturelles. À mesure que nous perdons de l’altitude, la vallée se resserre et la rivière Ceira accompagne notre parcours tout près de la route, apportant de la fraîcheur et un agréable contraste de couleur avec le vert de la végétation.
Nous arrivons à Porto da Balsa, un petit hameau situé au bord de la rivière qui fut pendant des siècles l’un des points de passage traditionnels entre les deux rives. Même si aujourd’hui la route facilite largement l’itinéraire, l’environnement conserve encore le charme tranquille des anciens passages fluviaux de la montagne.
La route continue de serpenter entre les montagnes tandis que nous profitons d’une circulation pratiquement inexistante. Chaque virage ouvre de nouvelles perspectives sur la vallée, transformant ces quelques kilomètres en un magnifique avant-goût de tout ce qui nous attend encore au cours de cette étape.
Une fois encore, nous changeons de route sans même nous en rendre compte, en entamant un nouveau tronçon qui suit une voie sans nom.

Nous quittons la petite route locale pour poursuivre sur une voie tout aussi étroite, mais à la chaussée excellente, qui grimpe résolument entre les montagnes de la vallée du Ceira. Dès les premiers mètres, il est évident que nous entrons dans l’une des zones les plus peu peuplées et les plus sauvages de toute l’étape, où la route semble s’ouvrir un passage uniquement pour ceux qui aiment explorer des lieux loin du tourisme de masse.
Le tracé alterne de longues courbes et des changements de profil continus, toujours accompagné d’un paysage ouvert de pentes couvertes de bruyère, de genêts et de broussailles de montagne. La végétation est désormais moins dense et permet d’embrasser de vastes horizons sur les chaînes qui nous entourent. Tous les quelques kilomètres apparaissent de nouveaux belvédères naturels d’où profiter de vues spectaculaires sur la vallée.
La route passe à côté du petit hameau de Cerouco, un minuscule ensemble de maisons parfaitement intégré à ce paysage montagnard, où le temps semble s’écouler à un autre rythme. La tranquillité y est absolue et il est facile de rouler pendant plusieurs kilomètres sans croiser un seul autre véhicule.
À mesure que nous continuons à gagner de l’altitude, l’horizon s’élargit de plus en plus. Les photographies ne rendent pas justice au sentiment d’immensité que dégage cette zone, avec des chaînes de montagnes successives qui se perdent au loin et une route qui serpente avec élégance entre elles. C’est l’un de ces tronçons où il est difficile de résister à l’envie de s’arrêter avec la moto pour contempler le paysage.
Durant les derniers kilomètres, la route continue de longer le flanc de la montagne avec un tracé très fluide et une chaussée impeccable, permettant de profiter d’une conduite détendue tandis que le silence de la montagne n’est rompu que par le bruit du moteur et du vent.
Au kilomètre 126 de l’itinéraire, ce tronçon se termine ; nous tournerons à gauche pour continuer par la M1404.

La M1404 continue d’offrir un magnifique parcours à travers la vallée du Ceira. L’asphalte est en excellent état et la route enchaîne des virages de tous les rayons en avançant entre des pentes couvertes de pins, d’eucalyptus et de végétation de montagne. Le trafic reste pratiquement inexistant, ce qui permet de profiter pleinement d’une conduite détendue et très fluide.
Depuis plusieurs points de l’itinéraire, on profite de belles panoramas sur la vallée et les montagnes qui entourent le río Ceira. Le tracé alterne de petites descentes et de douces montées qui rendent la conduite particulièrement plaisante, toujours accompagnée par un paysage qui transmet une agréable sensation d’isolement.
La route nous conduit jusqu’à Portela de Unhais, un petit village de montagne appartenant à la commune de Pampilhosa da Serra. Avant d’arriver, cela vaut la peine de s’arrêter au Miradouro da Portela de Unhais, un excellent balcon naturel d’où l’on contemple la vallée, le village et une bonne partie des montagnes de la Serra de Açor. Tout près se trouve aussi le Parque de Merendas de Portela de Unhais, un endroit parfait pour faire une pause entourés de nature.
Nous quittons la localité en profitant une fois de plus de l’excellent état du revêtement et du calme qui caractérise cette partie du parcours. La route continue d’inviter à enchaîner les virages en toute naturalité tandis que les montagnes dominent l’horizon.

La M1408 continue de nous offrir l’un des itinéraires les plus spectaculaires de toute l’étape. La route serpente à flanc de montagne, en alternant grandes courbes et virages plus serrés, toujours sur un excellent revêtement et entourée de denses pinèdes qui recouvrent les montagnes de la vallée du Zêzere. Chaque descente ouvre de նոր nouveaux panoramas sur la sierra, faisant de ce tronçon un véritable plaisir pour tout motard.
Après avoir laissé derrière nous le petit hameau de Machialinho, la route commence à perdre de l’altitude plus franchement tandis que apparaissent les premières vues sur le fleuve Zêzere. Peu après, nous atteignons l’un des plus beaux endroits de cette journée : Janeiro de Cima, l’une des historiques Aldeias do Xisto du Portugal.
Il vaut la peine de consacrer quelques minutes à parcourir les ruelles étroites de Janeiro de Cima, où subsistent encore de nombreuses maisons traditionnelles construites en schiste. Le village a conservé intact son caractère montagnard et constitue l’un des meilleurs exemples d’architecture traditionnelle de cette partie de la Serra do Açor.
À côté du bourg, nous trouvons la agréable Praia Fluvial de Janeiro de Cima, située sur les rives du fleuve Zêzere. Ses eaux calmes, le petit pont et les espaces verts font de cet endroit un magnifique lieu de repos avant de poursuivre l’itinéraire.
Il est également très recommandé de s’arrêter quelques instants pour contempler les vues sur la vallée du Zêzere, car depuis la route elle-même on obtient de superbes perspectives du village enlacé autour du fleuve, l’une des images les plus représentatives de cette région.
Nous quittons Janeiro de Cima en suivant de nouveau la M1408, qui continue d’enchaîner les virages entre forêts et pentes jusqu’à atteindre le carrefour où nous tournerons à gauche en direction de Barroca.

La N238 quitte Barroca en montant doucement au milieu de montagnes couvertes de vastes pinèdes. La route est en très bon état et son tracé est fluide, avec une succession de larges courbes et de changements de niveau qui permettent de profiter de la conduite tandis que la vallée du Zêzere s’éloigne peu à peu derrière nous.
Au cours des premiers kilomètres, l’itinéraire offre des panoramas continus sur les versants de la Serra do Açor, alternant entre des portions dégagées et d’autres encaissées entre des talus rocheux et des forêts de pins. C’est une route très agréable à parcourir, avec peu de trafic et un rythme régulier qui invite à savourer le paysage.
À mesure que nous approchons de Silvares, la route adoucit son profil et les premières habitations de la commune apparaissent. Nous entrons dans une localité à forte tradition minière, historiquement très liée à l’exploitation du wolfram pendant la Seconde Guerre mondiale.
Si vous avez le temps, cela vaut la peine de faire un détour jusqu’au Museu Mineiro de São Francisco de Assis, où l’on explique l’importance qu’a eue l’activité minière dans le développement de la région. Il est aussi intéressant de flâner dans le centre de Silvares et d’admirer l’Igreja Matriz de Silvares, principal édifice religieux de la localité.
Le tronçon s’achève au centre de Silvares, où, au prochain carrefour, nous poursuivrons l’itinéraire en direction d’Ourondo pour nous enfoncer à nouveau dans les routes de montagne de l’intérieur du Portugal.

Nous quittons Silvares par la M1062, une route tranquille qui, sur les premiers kilomètres, longe de très près le fleuve Zêzere. L’état de la chaussée est bon et le tracé ne présente guère de difficulté, ce qui permet de profiter du paysage tout en laissant derrière nous le centre urbain pour nous enfoncer à nouveau dans un décor de forêts et de douces collines.
L’un des moments les plus agréables de ce tronçon survient au passage du Pont sur le fleuve Zêzere. Depuis celui-ci, on jouit de jolies vues sur le lit du cours d’eau et sur la végétation rivulaire qui accompagne le fleuve, formant une scène très caractéristique de cette région de l’intérieur du Portugal.
Après le pont, la route poursuit sa légère ascension jusqu’à atteindre le petit village de Lavacolhos. Bien qu’il s’agisse d’un noyau de petite taille, il conserve l’atmosphère paisible des villages de montagne et constitue la porte d’entrée de la commune de Fundão.
Si vous disposez de quelques minutes, il vaut la peine de faire un détour par l’Igreja Matriz de Lavacolhos, principal édifice religieux de la localité, ainsi que de flâner dans ses rues pour découvrir l’architecture traditionnelle de cette zone de la Beira Baixa.
À la sortie de Lavacolhos, nous continuerons tout droit pour rejoindre la M511.

La M511 nous offre l’un des grands tronçons de conduite de cette étape. Dès que nous quittons Lavacolhos, la route entame une montée continue vers les contreforts de la Serra da Estrela, enchaînant des virages de tous les rayons sur un revêtement impeccable et avec très peu de circulation. C’est une route faite pour savourer la conduite, où chaque courbe mène à un nouveau panorama sur les montagnes de l’intérieur du Portugal.
Au cours des premiers kilomètres, nous traversons de petits noyaux ruraux comme Chão do Galego et Sobral de São Miguel, entourés de terrasses agricoles, de forêts et d’anciennes terrasses de culture qui conservent le caractère traditionnel de cette région. La route alterne entre des passages encaissés entre les versants et d’autres plus ouverts, d’où commencent à apparaître de magnifiques vues sur la vallée.
Il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes à Sobral de São Miguel, l’une des historiques Aldeias de Xisto. Ses ruelles étroites, ses maisons construites en schiste et l’atmosphère paisible font de ce petit village l’un des coins les plus charmants de l’itinéraire.
À partir de là, la montée continue de gagner en altitude et la M511 devient une véritable route panoramique. Les photos parlent d’elles-mêmes : des virages parfaitement enchaînés, de vastes horizons et de nombreux belvédères naturels d’où contempler les montagnes de la Serra da Estrela et les profonds vallons que nous avons laissés derrière nous.
À mesure que nous approchons de la fin du tronçon, nous atteignons la localité d’Unhais da Serra, connue pour ses eaux thermales. Si le temps le permet, il vaut la peine de visiter les Termas de Unhais da Serra, un établissement thermal à la longue tradition qui exploite les eaux minéro-médicinales qui jaillissent dans cette zone depuis des siècles.
En arrivant au carrefour en T, nous tournerons à droite pour rejoindre la N230 et poursuivre notre route.

La N230 nous conduit vers l’un des grands décors naturels de toute A Rota 18. Dès les premiers kilomètres, la route commence à prendre de l’altitude entre les forêts du Parque Natural da Serra da Estrela, enchaînant une succession presque ininterrompue de courbes amples et parfaitement revêtues. L’itinéraire est très agréable à parcourir, alternant des portions rapides avec d’autres plus sinueuses, toujours entourés d’un paysage de montagne qui invite à profiter du trajet sans se presser.
Après avoir franchi le col, nous entamons une longue descente vers Unhais da Serra. Les vues sur les vallées et les pentes couvertes de pins apparaissent sans cesse de part et d’autre de la route, faisant de ce tronçon l’un des plus panoramiques de l’étape. Il est fréquent de trouver de petits belvédères naturels où il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes pour contempler le paysage.
Nous traversons la localité de Unhais da Serra, connue dans tout le Portugal pour ses historiques Termas de Unhais da Serra. Ses eaux minéro-médicinales, utilisées depuis des siècles, ont fait de cette ville l’une des destinations thermales les plus importantes de la région. Si l’horaire le permet, c’est un excellent endroit pour faire une pause avant de poursuivre l’itinéraire.
En quittant Unhais da Serra, la N230 change complètement de caractère. Les lacets de montagne laissent place à un tracé plus large et plus fluide qui traverse de vastes pinèdes et de petites zones agricoles, nous permettant de maintenir un rythme régulier tout en nous rapprochant peu à peu du versant oriental de la Serra da Estrela.
La route passe à côté de la petite localité de Tortosendo, porte d’entrée de la municipalité de Covilhã. Tout près se trouve le Museu de Lanifícios da Universidade da Beira Interior, consacré à l’importante tradition textile qui a fait prospérer cette région pendant des siècles.
Quelques kilomètres plus loin, nous atteindrons Bairro do Cabeço, où, au prochain carrefour, nous continuerons par la M513.

Après avoir quitté Bairro do Cabeço, nous poursuivons par la M513, une route secondaire au bon revêtement qui descend en douceur entre de petits villages et un paysage rural dominé par des forêts de pins et d’eucalyptus. La circulation y est généralement très faible, ce qui permet de profiter d’une conduite détendue tandis que de larges virages se succèdent entre versants et petites vallées.
L’itinéraire traverse le centre de Vales do Rio, où il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes pour visiter l’Igreja Matriz de Nossa Senhora da Conceição, le principal édifice historique de la localité. Il est également agréable de parcourir son petit centre traditionnel, formé de rues calmes et de maisons d’architecture populaire beirã, qui conservent l’atmosphère sereine des villages de la Serra da Estrela.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Peso, une localité qui offre plusieurs lieux d’intérêt. Le plus remarquable est le Santuário de Nossa Senhora de La Salette, situé en position élevée et entouré de jardins, d’où l’on profite d’un magnifique panorama sur la vallée du fleuve Zêzere. Au centre du village, on peut également visiter l’Igreja Matriz de Santa Maria Madalena, la Capela do Divino Espírito Santo, la Capela do Senhor dos Passos ainsi que plusieurs fontaines traditionnelles, comme la Fonte do Mergulho et le Chafarizito, qui font partie du patrimoine historique de la localité.
La route conserve un tracé large et agréable jusqu’aux abords de Peso, où l’environnement devient un peu plus urbain avant d’atteindre le rond-point qui marque la fin de l’étape. Là, nous prendrons la première sortie à droite pour rejoindre la M515.

Depuis Peso, nous continuons par la M515 en direction du sud-est, en laissant derrière nous le centre-ville pour nous engager dans un paysage beaucoup plus ouvert. La chaussée est en très bon état, large et pratiquement rectiligne, ce qui permet de profiter d’une conduite détendue entre prairies, petites exploitations agricoles et les premières vues sur les montagnes qui entourent la vallée du fleuve Zêzere.
Peu après, nous franchissons le pont sur le fleuve Zêzere, l’un des grands protagonistes naturels de cette étape. De là, on profite de jolies panoramiques sur le fleuve, qui s’écoule lentement au milieu d’une végétation rivulaire abondante composée de saules, d’aulnes et de peupliers. C’est un endroit très agréable pour s’arrêter quelques minutes et contempler le paysage.
La route se poursuit presque à plat et avec un tracé très fluide, traversant un environnement rural de vastes champs cultivés et de pâturages où la circulation est presque inexistante. C’est l’un de ces tronçons où il est facile de savourer le paysage sans avoir besoin d’accorder trop d’attention à la conduite.
La fin du parcours est marquée par un carrefour en T où nous tournerons à gauche pour nous engager sur la N343.

Nous poursuivons par la N343 en direction de Fundão. La route présente un bon revêtement et une largeur généreuse, traversant un paysage agricole où dominent les champs cultivés, les oliveraies et quelques vergers. Le tracé est très agréable, avec de longues lignes droites et des courbes douces qui permettent de profiter d’une conduite paisible.
Au cours des premiers kilomètres, nous longeons de petites exploitations agricoles et le village d’Alcaide de Joanes, tandis que la silhouette de la Serra da Estrela reste toujours visible au loin. La proximité de la montagne et l’ouverture de la vallée créent un paysage complètement différent de celui des tronçons plus sinueux parcourus auparavant.
Peu à peu apparaissent les premières maisons de Fundão, l’une des villes les plus importantes de la Beira Interior. Connue dans tout le Portugal pour la qualité de ses cerises, la ville possède un patrimoine historique intéressant. Cela vaut la peine de parcourir son centre historique, où se distinguent la Igreja Matriz de São Martinho, la Praça do Município, le Palácio do Picadeiro et le Museu Arqueológico Municipal José Monteiro, ainsi que ses agréables rues commerçantes et ses terrasses.
L’entrée dans Fundão se fait par de larges avenues à la circulation modérée jusqu’à atteindre un rond-point. Là, nous prendrons la deuxième sortie en suivant les indications vers Covilhã, en poursuivant l’itinéraire à travers le centre-ville.

Nous laissons Fundão derrière nous par la N238, une route au bon revêtement qui monte en douceur entre zones résidentielles et petits vergers. À mesure que nous prenons de l’altitude, d’excellentes vues s’ouvrent sur la plaine de la Cova da Beira, avec l’imposante silhouette de la Serra da Estrela qui domine l’horizon.
Les premiers kilomètres sont très agréables à rouler. Le trafic diminue rapidement dès que l’on quitte la ville et la route enchaîne larges courbes et longues lignes droites, ce qui permet de profiter autant du paysage que du pilotage. Depuis plusieurs points de l’itinéraire apparaissent de magnifiques panoramas sur la vallée, en particulier vers Fundão et les vastes champs de cerisiers qui ont fait la renommée de cette région.
L’itinéraire traverse la paisible localité d’Alcaide de Joanes avant d’arriver à Soalheira, une commune située au pied de la chaîne montagneuse. Ici, cela vaut la peine de s’approcher de la Capela de São Lourenço, l’un des édifices religieux les plus emblématiques de la localité, et de parcourir brièvement ses rues traditionnelles, où l’on conserve encore l’ambiance des villages agricoles de la Beira Interior.
Dans les derniers mètres, nous atteignons le carrefour situé à l’entrée de Vale de Prazeres. À cette intersection, nous tournerons à gauche pour continuer sur la N352, en nous enfonçant peu à peu dans l’une des zones les plus montagneuses et spectaculaires de la Serra da Gardunha.

Ce tronçon quitte Vale Palaio par la N352 pour emprunter l’une des routes les plus agréables de cette étape. Le revêtement est en bon état et l’itinéraire alterne longues lignes droites et courbes douces, traversant un paysage de plus en plus ouvert où dominent les pinèdes, les oliveraies et les terres cultivées caractéristiques de la région de la Beira Interior. C’est un parcours confortable qui permet de profiter de la conduite sans difficulté tout en avançant vers l’est.
Pendant les premiers kilomètres, de petits villages comme Peroviseu se succèdent, où l’on peut encore voir des exemples d’architecture traditionnelle en granit. Peu après, la route s’approche de Sobral de São Miguel, une localité intégrée au réseau des Aldeias do Xisto, très connue pour ses rues pavées, ses maisons en pierre et le magnifique cadre naturel qui l’entoure. Bien que l’itinéraire ne traverse pas le centre historique, celui-ci se trouve à faible distance et constitue une visite très recommandable pour qui dispose d’un peu de temps.
Le parcours continue en alternant de petits secteurs boisés et de vastes panoramas sur la vallée de la rivière Ocreza, jusqu’à atteindre Escalos de Cima. Cette localité paisible conserve l’essence rurale de la Beira Interior et se distingue par l’Igreja Matriz de Escalos de Cima, plusieurs bâtiments traditionnels et son lien étroit avec la culture de l’olivier et la production d’huile.
À l’arrivée à Escalos de Cima, l’itinéraire se termine à un carrefour où il faudra tourner à gauche pour rejoindre la route suivante et poursuivre le trajet.

La route quitte Escalos de Cima par la N233 en direction du nord-est pour s’engager dans un tronçon rapide et très agréable à parcourir. La chaussée est en excellent état et la route alterne longues lignes droites et larges courbes à grand rayon qui permettent de garder un rythme fluide tandis que le paysage laisse peu à peu derrière lui les derniers contreforts de la Serra da Gardunha pour s’ouvrir vers les plaines de la Beira Baixa.
Tout au long du parcours, ce sont surtout des champs cultivés, des dehesas de chênes verts et de petits bosquets qui bordent la route. De part et d’autre apparaissent des exploitations agricoles principalement dédiées à l’oliveraie et à la vigne, offrant un paysage bien plus ouvert que celui des tronçons précédents, dominés par la montagne.
La route traverse les environs de Ribeira de Aprade et continue vers Escalos de Baixo, une petite localité qui conserve le caractère rural de la région. Tout près de l’itinéraire se trouve l’Igreja Matriz de Escalos de Baixo, construite sur un temple plus ancien et considérée comme le principal édifice historique de la localité.
Les derniers kilomètres se déroulent entre de douces ondulations jusqu’à atteindre Lousa. Cette localité est connue pour son intéressant patrimoine religieux, notamment l’Igreja Matriz de São Pedro, ainsi que plusieurs chapelles et anciennes maisons seigneuriales qui reflètent l’importance historique qu’a eue ce noyau agricole. De plus, depuis les alentours, on profite de belles vues sur la plaine de Castelo Branco et les montagnes que nous avons laissées derrière nous.
À l’arrivée au terme du tronçon, nous trouverons un carrefour où il faudra tourner à droite pour rejoindre la N239 en direction du tronçon suivant.

La route quitte Miguel de Acha par la N239 pour aborder l’un des tronçons les plus rapides et les plus tranquilles de toute l’étape. L’excellent état de la chaussée, les longues lignes droites et les courbes douces permettent de profiter d’une conduite très fluide tandis que le paysage passe définitivement des montagnes de la Beira Interior à une vaste plaine agricole parsemée de chênes verts, d’oliveraies et de petits bois méditerranéens.
Au fur et à mesure que nous avançons vers l’est, la route traverse de petites localités comme Proença-a-Velha, un agréable noyau rural où il vaut la peine de s’arrêter pour admirer l’Igreja Matriz de Proença-a-Velha et flâner dans ses rues traditionnelles en granit, fidèle reflet de l’architecture populaire de cette région.
L’itinéraire se poursuit dans un paysage de plus en plus ouvert jusqu’aux abords de Medelim, une autre localité au patrimoine historique intéressant. On y remarquera l’Igreja Matriz de Medelim, plusieurs maisons seigneuriales et l’ancien hameau traditionnel qui conserve une grande partie de son caractère d’origine.
Sur ce tronçon, l’itinéraire passe tout près de la frontière avec l’Espagne. Pendant plusieurs kilomètres, nous serons à très faible distance de la province de Cáceres, séparée uniquement par les douces collines et vallées de la raia hispano-portugaise. Il est facile d’imaginer les anciennes relations entre les deux territoires et la manière dont ces terres frontalières ont partagé pendant des siècles leur histoire, leurs coutumes et leurs chemins.
Avant d’atteindre la fin du tronçon, apparaît au nord la silhouette inconfondable de Penha Garcia, considérée comme l’un des plus beaux villages historiques de l’intérieur du Portugal. Bien qu’elle se trouve à seulement quelques kilomètres de l’itinéraire et nécessite un petit détour, la visite mérite pleinement le coup d’œil pour son spectaculaire Castelo de Penha Garcia, les célèbres Portas de Ródão fossiles du géoparc et ses impressionnants belvédères sur la vallée.
Les derniers kilomètres nous conduisent à Monfortinho, connue pour ses prestigieuses Termas de Monfortinho, dont les eaux minéro-médicinales sont utilisées depuis l’époque romaine. À l’arrivée au rond-point, il faudra prendre la première sortie à droite pour rejoindre la N240 et poursuivre l’itinéraire.

La route quitte Monfortinho par la N240 pour parcourir l’un des tronçons les plus calmes de toute l’étape. La chaussée est en très bon état, et le tracé alterne longues lignes droites et courbes douces, offrant une conduite détendue. Le paysage est dominé par les dehesas de chênes verts, de vastes oliveraies et de grandes zones de maquis bas, caractéristiques de l’est de la Beira Baixa.
Durant une bonne partie de l’itinéraire, nous circulerons tout près de la frontière espagnole. Sur notre droite s’étend le Parque Natural del Tajo Internacional, un espace naturel protégé partagé entre le Portugal et l’Estrémadure, qui abrite l’une des meilleures représentations de forêt méditerranéenne de la péninsule Ibérique. Bien que l’itinéraire n’entre pas dans le parc, il traverse sa zone d’influence et permet d’admirer le paysage caractéristique de cette singulière région frontalière.
À proximité de l’itinéraire se trouve également Segura, l’une des Aldeias Históricas de Portugal. Un court détour permet de visiter son Castelo de Segura remarquablement conservé, la Porta da Vila et plusieurs belvédères sur la vallée du fleuve Erges, qui marque la frontière naturelle entre le Portugal et l’Espagne.
La route continue vers Idanha-a-Nova, l’une des communes les plus riches du point de vue patrimonial de la région. Bien que l’itinéraire passe par sa périphérie, tout près se trouvent le Pelourinho de Idanha-a-Nova, l’Igreja Matriz de Nossa Senhora dos Prazeres et le centre historique de la localité. Mention spéciale également à la proche Barragem Marechal Carmona, un grand réservoir construit sur le fleuve Pônsul, qui constitue l’un des principaux espaces de loisirs de la commune.
Les derniers kilomètres se déroulent entre exploitations agricoles et petits villages jusqu’à atteindre Ladoeiro, connu pour sa tradition agricole et pour être l’un des principaux centres de production de riz du Portugal grâce à l’utilisation des eaux du fleuve Pônsul. Tout près de l’itinéraire, on peut visiter l’Igreja Matriz de Ladoeiro, principal édifice historique de la localité.
En arrivant à Ladoeiro, nous atteignons le point qui marque la fin du tronçon.

L’itinéraire quitte Ladoeiro par la M554 pour s’aventurer dans l’un des tronçons les plus solitaires de toute l’étape. La route est en bon état et son tracé est très fluide, composé de longues lignes droites reliées par de douces courbes qui invitent à une conduite détendue. Le trafic est généralement très faible, ce qui permet de savourer le silence et l’immensité du paysage caractéristiques de cette partie de la Beira Baixa.
Le paysage est dominé par de vastes dehesas de chênes verts, des oliveraies traditionnelles et des terres agricoles qui alternent avec de փոքր îlots de forêt méditerranéenne. La sensation d’espace est constante, avec des horizons dégagés et de douces ondulations qui contrastent avec les sierras parcourues durant la première moitié de l’étape.
Tout au long du parcours, nous resterons tout près de la frontière avec l’Espagne, même si, cette fois, la séparation entre les deux pays est presque imperceptible dans le paysage. Depuis des siècles, ces terres frontalières partagent modes de vie, commerce et traditions, donnant naissance à une identité commune que l’on perçoit encore aujourd’hui dans nombre de villages des deux côtés de la raya.
La route traverse les environs de Monforte da Beira, une petite localité d’origine médiévale dont le principal attrait est l’Igreja Matriz de Monforte da Beira et l’ensemble de son architecture traditionnelle en granit. Tout près du bourg, on peut également admirer d’anciens moulins et des constructions rurales liées à l’activité agricole de la région.
Le reste du parcours se poursuit entre champs cultivés et dehesas pratiquement désertes, offrant une conduite paisible et très agréable jusqu’à l’arrivée au terme du tronçon.
À l’arrivée au carrefour en T, il faudra tourner à droite pour rejoindre la N18-8 et poursuivre l’itinéraire.

Les derniers kilomètres de cette première étape se déroulent sur la N18-8 en direction de Castelo Branco. La route offre un revêtement impeccable et un tracé très agréable, alternant larges courbes et portions rapides qui permettent de profiter d’une conduite détendue. Le trafic est généralement modéré, et le paysage se transforme peu à peu, laissant derrière lui les grandes plaines pour faire place à un environnement plus vert et plus boisé.
Sur une bonne partie de l’itinéraire, nous longerons le Parque Natural do Tejo Internacional, l’un des espaces protégés les plus importants du Portugal. Partagé avec l’Espagne, ce parc protège la spectaculaire vallée du Tage et constitue un refuge pour de nombreuses espèces de rapaces comme le vautour moine, l’aigle impérial ibérique ou la cigogne noire, ce qui en fait l’un des meilleurs endroits de la péninsule pour l’observation de la faune.
Peu après, nous traverserons le Ponte sobre o Rio Pônsul, où le paysage devient particulièrement agréable grâce à la végétation des berges et à l’environnement naturel qui entoure cet affluent du Tage.
À mesure que nous approchons de Castelo Branco, la route s’élargit et les premières urbanisations et zones résidentielles de la ville apparaissent. Nous entrerons dans l’un des principaux centres urbains de l’intérieur du Portugal, connu pour son important patrimoine historique et culturel.
La fin de cette étape nous invite à consacrer un peu de temps à la découverte de quelques-uns des grands attraits de la ville, comme le Jardim do Paço Episcopal, considéré comme l’un des plus beaux jardins baroques du Portugal ; le Castelo de Castelo Branco, origine médiévale de la ville ; le Museu Francisco Tavares Proença Júnior, consacré à l’histoire et à l’art de la région ; ou encore l’animé centre historique, où il vaut la peine de flâner entre rues pavées, places et bâtiments traditionnels avant de conclure cette première journée de A Rota 18.
L’étape s’achève à l’arrivée à Castelo Branco, point final d’un parcours de un peu plus de 400 kilomètres qui nous a permis de découvrir quelques-uns des paysages les plus variés et les plus surprenants du centre du Portugal.
